miércoles, 25 de abril de 2012

Maria de Medeiros * Lisbonne

Maria de Medeiros : “l’Europe c’est un projet formidable”

Actrice, chanteuse, réalisatrice… Bref, polyvalente et multi-culturelle. Maria de Medeiros est née à Lisbonne, a vécu son enfance à Vienne et depuis une vingtaine d’années est installée à Paris. Autrement dit, Maria de Meideros est, dans tous les sens du terme, une vraie citoyenne européenne..
Maria de Medeiros : “Oui, effectivement je me sens citoyenne européenne et je remercie mes parents de m’avoir éduquée dans cette perspective européenne. Enfant, je vivais en Autriche et on rentrait souvent au Portugal en voiture, pour les vacances.
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Donc depuis le plus jeune âge je me suis habituée à faire cette traversée de l’Europe. Passer par l’Italie, la France, l’Espagne et le Portugal. A chaque fois, on changeait de langue et de culture.
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Ma mère a toujours été très forte en langues, donc chaque fois qu’on franchissait une frontière on changeait automatiquement la langue. Pour nous c‘était assez étonnant. C‘était une très bonne école. Effectivement, j’ai grandi avec cette idée que je suis, au fond, une citoyenne de l’Europe.
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Ricardo Figueira, euronews : “Qu’est-ce que ça représente pour vous, l’Europe?”
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Maria de Medeiros : “Je pense que l’Europe représente une idée très ambitieuse, un concept très idéaliste qui me passionne. Un concept qui consiste à trouver l’unité dans l’extrême diversité, dans une longue histoire commune, souvent faite de conflits, mais qui nous unit, et dans une grande richesse culturelle, linguistique et artistique. C’est un projet formidable”.
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C’est à l‘âge de 15 ans que Maria fait ses débuts dans le cinéma avec “Silvestre”, de João César Monteiro. Mais c’est en incarnant Anaïs Nin dans “Henry and June” de Philip Kaufmann, que sa carrière internationale a été lancée. Son passage derrière la caméra pour “Capitaines d’avril” (2000) lui a permis de rendre hommage à ceux qui ont participé à la Révolution des Oeillets au Portugal, le 25 avril 1974.
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Maria de Medeiros : “Capitaines d’avril” c’est le projet de ma vie. J’ai commencé à me pencher dessus quand j’avais 21 ans. Je me suis rendue compte que c‘était un énorme privilège de connaître pendant mon enfance la Révolution des Oeillets et une réelle mise en place de la démocratie.
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Je dis réelle car à la télévision on nous a habitués à croire qu’on instaure les démocraties par la force des bombes, en tuant des populations civiles. En fait, ce n’est pas comme ça qu’on instaure une démocratie. Le Portugal a donné une leçon au monde, a donné cet exemple, unique au monde, en montrant comment arriver à une vraie démocratie par une voie pacifiste, humaniste”.
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Maria de Meideros, c’est aussi de la musique. Elle prépare son deuxième album, après “A little more blue”. Elle a également contribué au disque-spectacle “Rendez-vous chez Nino Rota”, récemment présenté à Naples, Paris et Lyon.
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Ricardo Figueira, euronews : Le chanteur italien Mauro Gioia, avec qui vous avez travaillé sur cet hommage au compositeur Nino Rota, vous a décrite comme une femme engagée, quelque part entre révolutionnaire et infantile. Vous reconnaissez-vous dans cette description?
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Maria de Medeiros : “Oui, parce que je trouve qu’il y a un idéalisme, dans l’idée de révolution, qu’il ne faut pas perdre. Ça a à voir avec l’enfance, dans le sens où l’on a toujours l’espoir d’améliorer les choses et de repenser le monde.
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Il y a une énergie dans la révolution. D’ailleurs, ce qui m’a tout de suite séduite dans la Révolution des Oeillets, c’est qu’elle ait été faite par des gens très jeunes, de 29-30 ans à l‘époque, qui avaient déjà vécu des choses très dures et très importantes, mais qui avaient cette énergie, cet espoir dans l’avenir, celui qu’on a quand on est jeune. Dans ce sens, pour moi, la révolution est liée à une certaine idée de la jeunesse, de l’espoir”.
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Ricardo Figueira, euronews : “Comment se sont passées vos expériences d’actrice aux Etats-Unis?”
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Maria de Medeiros : “Je n’ai pas grandi avec le rêve américain. Je n‘étais même pas déstinée à devenir actrice. Bien sûr, j’adorais Bette Davis et le cinéma américain, mais je n’ai pas grandi avec ces idoles de la culture cinématographique, même pas le rock n’ roll. .
''Je me suis toujours considérée beaucoup plus européenne''.
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Mais bien sûr, à chaque fois qu’on m’a appelée pour faire un film aux USA, j‘étais ravie. Mais c’est quelque chose qui est parti d’Europe. Tous les réalisateurs américains avec qui j’ai travaillé sont venus me chercher en Europe. Je ne me suis jamais installée à Hollywood, je n’ai jamais essayé de faire carrière là-bas.
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Je suis très citadine. J’aime ressentir la ville, aller au théâtre, au cinéma ou à un concert. J’aime la vie urbaine.
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Paris est une ville dure. Bien sûr, quand il y a du soleil, comme aujourd’hui, c’est super, mais la vie de tous les jours est dure.
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Mais pour les artistes, pendant toutes ces années, Paris a toujours été très attirante, car il y a une offre culturelle qui, j’espère, sera maintenue et car c’est une ville qui aide les artistes et la production culturelle, un peu à tous les niveaux.
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Ces aides sont en danger à présent, mais c’est ce qui nous a attirés ici à Paris. C’est une ville où, pendant de nombreuses années, on a pu faire de l’art. Et j’espère que ça va continuer comme ça”.
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1 comentario:

  1. 14/05 16:33 CET
    Maria de Medeiros: “Europa es una idea ambiciosa que busca la unidad dentro de la diverisidad”

    Actriz, cantante y directora de cine. Polivalente y multicultural, Maria de Medeiros nació en Lisboa, pasó su infancia en Viena, y desde hace 20 años vive en Paris. Es sin lugar a dudas y en todos los sentidos, una auténtica ciudadana europea.
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    Actress, singer, director, polyvalent and multicultural, Maria de Medeiros was born in Lisbon, grew up in Vienna and has lived in Paris for the last 20 years. So she is in every sense a genuine citizen of Europe.
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    Maria de Medeiros: “Efectivamente, me siento una ciudadana europea y agradezco a mis padres que me hayan educado con esta perspectiva europea. Durante mi infancia vivía en Austria, pero ibámos a menudo a Portugal en coche para pasar las vacaciones.

    Así que desde muy joven me he acostumbrado a atravesar Europa, pasar por Italia, Francia, España y Portugal.
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    Cada vez, cambiábamos de lengua y de cultura. A mi madre se le daban muy bien los idiomas, así que cada vez que atravesábamos una frontera, cambiábamos de idioma al hablar, y eso nos dejaba muy sorprendidos. Era una buena forma de aprender. He crecido con esta idea de que soy una ciudadana de Europa”.
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    euronews: ¿Qué representa para usted Europa?
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    Maria de Medeiros: “Pienso que Europa representa una idea muy ambiciosa, un concepto idealista que me apasiona.
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    Pretende buscar la unidad dentro de una diversidad extrema, de una larga historia en común, marcada en ocasiones por conflictos, pero que nos une, y dentro de una gran riqueza cultural, lingüística y artística. Es un proyecto fantástico”.
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    Maria de Medeiros comenzó en el cine a los 15 años en “Silvestre”, de Joao César Monteiro, pero fue con su papel de Anais Nin en la película “Henry y June”, de Philip Kaufmann, con el que dio el salto a nivel internacional.
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    Al otro lado de las cámaras ha firmado varios cortometrajes y películas, entre ellas “Capitanes de Abril”, un homenaje cinematográfico a la Revolución de los Claveles.
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    Maria de Medeiros: “Dirigir “Capitanes de Abril” fue para mí el proyecto de mi vida. Fue muy largo, porque comencé a trabajar en ello cuando tenía 21 años. Me he dado cuenta de que fue un enorme privilegio vivir durante mi infancia la “Revolución de los Claveles” y la implantación de una verdadera democracia.
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    Y digo “una verdadera democracia” porque la televisión nos ha acostumbrado a creer que las democracias se instalan a base de bombas, matando a civiles, y no es así.
    Portugal dio un ejemplo único al mundo, mostrando cómo se puede llegar a una verdadera democracia por una vía pacifista, humanista”.
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    Junto al cine, Maria de Medeiros también se ha prodigado en el mundo de la música. Después de “A little more blue”, ahora prepara un segundo álbum en solitario.
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    Además, ha participado en un disco y un espectáculo en homenaje al compositor italiano Nino Rota.
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    euronews: El cantante italiano Mauro Gioia, con quien ha trabajado recientemente en este tributo a Nino Rota, la describió como una persona comprometida, que se ubica entre los revolucionario y lo infantil. ¿Se identifica con esta descripción?
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    Maria de Medeiros: “Sí, porque creo que hay un idealismo en la idea de revolución que no hay que perder. Además, eso está relacionado con la infancia, en el sentido de que siempre tenemos la esperanza de mejorar las cosas y el mundo. Hay energía dentro de la revolución.
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    Por otra parte, lo que me ha seducido inmediatamente de la Revolución de los Claveles, es que fue hecha por gente muy joven, que tenía 29 ó 30 años en aquella época y que ya había vivido cosas muy duras e importantes, pero que aún así, tenían la energía y esperanza de un futuro mejor que se tienen cuando se es joven. En ese sentido, para mí, la revolución está ligada a una cierta idea de juventud, de esperanza.
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    euronews: ¿Cómo fue su experiencia como actriz en Estados Unidos?
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    Maria de Medeiros: “Yo no crecí con el sueño americano. Ni siquiera creo que estuviese destinada a ser actriz. Por supuesto que me encantaba Bette Davis y el cine americano, pero no he crecido con esos ídolos de la cultura cinematográfica, ni siquiera con el rock and roll estadounidense. Siempre me he considerado más europea.
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    Sin embargo, siempre que me han llamado para hacer un film en Estados Unidos, me he alegrado. Pero iba desde Europa. Todos los directores estadounidenses con los que he trabajado han venido a buscarme a Europa, nunca me he instalado en Hollywood ni he intentado hacer carrera allí”.
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    “Soy muy urbana, me gusta sentir la ciudad, ir al teatro, al cine o a un concierto. Me gusta la vida urbana.
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    París es una ciudad dura. Cuando hace sol, como hoy, es genial, pero la vida día a día es dura. Sin embargo, para los artistas, durante estos últimos años, París ha sido muy atractiva, porque tiene una gran oferta cultural, que espero que se mantenga.
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    Además, es una ciudad que ayuda a los artistas y está comprometida con la producción cultural a todos los niveles.
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    Estas ayudas ahora están en peligro, pero eso es lo que nos ha atraído de París: Es una ciudad en la que durante muchos años hemos podido hacer nuestro arte, y espero que eso vaya a continuar de de la misma manera.”
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